03/04/2006

G. Moustaki - Déclaration

Je déclare l'état de bonheur permanent
Et le droit de chacun à tous les privilèges.
Je dis que la souffrance est chose sacrilège
Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc.
Je conteste la légitimité des guerres,
La justice qui tue et la mort qui punit,
Les consciences qui dorment au fond de leur lit,
La civilisation au bras des mercenaires.
Je regarde mourir ce siècle vieillissant.
Un monde différent renaîtra de ses cendres
Mais il ne suffit plus simplement de l'attendre :
Je l'ai trop attendu. Je le veux à présent.
Que ma femme soit belle à chaque heure du jour
Sans avoir à se dissimuler sous le fard
Et qu'il ne soit plus dit de remettre à plus tard
L'envie que j'ai d'elle et de lui faire l'amour.
Que nos fils soient des hommes, non pas des adultes
Et qu'ils soient ce que nous voulions être jadis.
Que nous soyons frères camarades et complices
Au lieu d'être deux générations qui s'insultent.
Que nos pères puissent enfin s'émanciper
Et qu'ils prennent le temps de caresser leur femme
Après toute une vie de sueur et de larmes
Et des entre-deux-guerres qui n'étaient pas la paix.

Je déclare l'état de bonheur permanent
Sans que ce soit des mots avec de la musique,
Sans attendre que viennent les temps messianiques,
Sans que ce soit voté dans aucun parlement.

Je dis que, désormais, nous serons responsables.
Nous ne rendrons de compte à personne et à rien
Et nous transformerons le hasard en destin,
Seuls à bord et sans maître et sans dieu et sans diable.

Et si tu veux venir, passe la passerelle.
Il y a de la place pour tous et pour chacun
Mais il nous reste à faire encore du chemin
Pour aller voir briller une étoile nouvelle.

Je déclare l'état de bonheur permanent.

14:49 Écrit par Fr | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Optimistic... If you try the best you can
If you try the best you can
The best you can is good enough...

;-)

Écrit par : Pascal | 03/04/2006

Mazette... ... du Radiohead !
En voilà un excellent choix... :-))

Écrit par : Frédérique | 03/04/2006

Lua - Bright Eyes I know that it is freezing, but I think we have to walk.
I keep waving at the taxis, they keep turning their lights off.
But Julie knows a party at some actor's West side loft;
Supplies are endless in the evening by the morning they'll be gone.

When everything is lonely I can be my own best friend.
I'll get a coffee and the paper, have my own conversations
with the sidewalk and the pigeons and my window reflection;
The mask I polish in the evening by the morning looks like shit.

And I know you have a heavy heart, I can feel it when we kiss...
So many men stronger than me have thrown their backs out trying to lift it.
But me I'm not a gamble, you can count on me to split;
The love I sell you in the evening by the morning won't exist.

You're looking skinny like a model with your eyes all painted black,
Just keep going to the bathroom, always say you'll be right back.
Well, it takes one to know one, kid, I think you've got it bad;
But what's so easy in the evening by the morning's such a drag.

I got a flask inside my pocket, we can share it on the train,
And if you promise to stay conscious I will try and do the same.
We might die from medication, but we sure killed all the pain;
But what was normal in the evening by the morning seems insane.

And I'm not sure what the trouble was that started all of this,
The reasons all have run away, but the feeling never did.
It's not something I would recommend, but it is one way to live;
Cause what is simple in the moonlight by the morning never is.

It was so simple in the moonlight now it's so complicated...
It was so simple in the moonlight, so simple in the moonlight.
So simple in the moonlight...

Écrit par : Aem[a]eth | 03/04/2006

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