19/12/2006

Toucher

Un peu de recul par rapport à cette bulle orange pour aller retrouver un équilibre en jouant du piano.

Il y avait un piano éteint dans la maison où je travaille. Tout le monde en avait oublié l'existence et puis, un jour, je l'ai vu et j'ai fait le nécessaire pour passer du temps avec lui.

Si l'écriture sur cette page me permet de m'interroger sur certains de mes comportements, d'y voir plus clair sur différents points mon existence, de partager des textes que j'affectionne particulièrement, retrouver le piano me donne la sensation de grandir au travers de la recherche de la beauté des sons. Mes mains se posent sur le clavier et j'oublie tout ce qui n'est pas cette palette sonore que construisent mes doigts sur le clavier. Un merveilleux moyen de se vider l'esprit, de se recentrer, d'écouter certaines émotions qui sont en moi et que je ne parviens à exprimer autrement qu'au travers de ce moyen d'expression.

Quelqu'un m'a dit aujourd'hui : " J'aime votre toucher. En vous écoutant, j'ai découvert des aspects de votre personnalité que je ne connaissais pas. Je pense que vous-même, vous ne vous connaissez pas et qu'avec un plus grand travail d'introspection, vous prendriez confiance en vous".

Je ne sais pas... Tout ce que je peux dire c'est que lorsque je pose mes mains sur les touches, je redeviens cette enfant de 7 ans qui éprouve à chaque fois l'impression de découvrir l'univers et qui s'amuse à l'explorer.

A l'écoute : Dustin O'Halloran, Opus #17

13:09 Écrit par Fr dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

J'ai la même chose avec la guitare On se laisse aller et ensuite, on lis en nous comme dans un livre ouvert !

Écrit par : Nola | 19/12/2006

;-) Ce sacré piano
Placé dans un coin
Voudrait libérer
Sa voix qui déborde
Mais reste accrochée
Au long de ses cordes
Et son vieux clavier
Qu'aucun doigt n'aborde
Espère des mains
Ce sacré piano
Qui semble endormi
Pour l'éternité
Entre quatre planches
Aimerait que ses
Touches noires et blanches
Fussent caressées
Mais nul ne se penche
Sur son corps vieilli
Moi de temps en temps
Quand j'ai de la peine
Je vais doucement
Consoler la sienne
Et tous deux rêvant
De nos joies anciennes
Nous pleurons nos jours anciens
Ce sacré piano
Me colle à la peau
Mais plus mes doigts courent
Moins je me délivre
De ce vieil amour
Qui perd l'équilibre
Et compte les jours
Qui me restent à vivre
Sans repos
Ce sacré piano
est mon seul ami
Il sait m'étourdir
Sans trop de manières
Et m'aide à franchir
Toutes les barrières
Grâce aux souvenirs
Placés sur la terre
Jalonnant la vie
Ce sacré piano
Attend jour et nuit
Debout dans un coin
Que je le caresse
Comme un pauvre chien
Tirant sur sa laisse
Pour d'autres amours
Et lorsque je mets
Les doigts sur ses touches
Sur lui dés que j'ai
Les mains qui se couchent
Le passé renaît
Du fond de sa bouche
Évoquant nos jours anciens
Ce sacré piano
Quand il parle trop
Me remet souvent
Des choses en mémoire
Et remue le temps
Et fait des histoires
Parfois tant et tant
Que je me sépare
De mon vieux piano

(C. Aznavour)

Écrit par : Pascal | 19/12/2006

Qu'importe.... l'instrument, l'instant, l'autrement,...... pourvu qu'ils nous emportent en dedans ou au-delà. J'envisage la vie par-ci, par-là..... dessous ou dessus et même parfois dessus et dessous.
Comme ce samedi, sur mon vélo et sous la pluie, je réinventais le monde.... les yeux mouillés et le coeur rempli d'espoir.

Je te découvre..... et j'aime tes colliers de mots.

Écrit par : Feuille d'automne | 10/01/2007

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