30/03/2007

 

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais j’éprouve parfois du mal à mettre des mots sur ce que je vis. J’ai beau chercher les moyens de dire ce que je ressens, je dois me contenter de ressentir et établir le constat que mon vocabulaire est bien imprécis. Alors, je me tais et je me retranche dans le ressenti. Dans ces moments, je suis une éponge. J’absorbe les émotions, je les laisse infuser et peut-être qu’un jour, par trop plein, je les laisserai s’échapper de mon corps et de ma gorge.

 

Ce que je peux dire, c’est que je vais bien, que j’ai réellement envie de me donner la chance d’être heureuse et de ne plus me saboter comme je l’ai si souvent fait. Certains vieux mécanismes sont toujours là et je lutte pour les déloger de mon crâne. Dans le combat entre ce que je veux et mes craintes liées aux blessures passées, c’est le « ce que je veux » qui l’emportera. J’en décide de la sorte.

Dont acte.

 

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29/03/2007

 

Les yeux rivés sur la tour de contrôle

Je rêve qu’un ovni écorche mon ciel,

que ma mère dise un jour « Merde ! »,

Que les minutes comptent 70 secondes.

 

Je m’évapore afin de mieux me concentrer

Dans les recoins obscurs de ma conscience

Et j’espère pouvoir en déloger ces impuretés

Qui me font appréhender les fins de moi.

 

Je souris sans escale, en contrepoids

A la couleur ecchymose de mes yeux.

Je souris pour travestir les traces

D’une mémoire qui aspire à se déchirer.

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14/03/2007

My Morning song

thiefaine_03

(Ce type est fou... mais qu'est-ce que ça fait du bien !)

 

Ce matin le marchand de coco n'est pas passé et au lieu de
Se rendre à l'école, tous les vieillards se sont amusés à casser
Des huîtres sur le rebord du trottoir avec des
Démonte-pneus... Sur ma porte j'ai marqué : "Absent pour
La journée"... Dehors il fait mauvais, il pleut des chats et des
Chiens... Les cinémas sont fermés, c'est la grève des clowns...
Alors je reste à la fenêtre à regarder passer les camions
Militaires... Puis je décroche le téléphone et je regarde
Les postières par les trous de l'écouteur...

Tu as la splendeur d'un enterrement de première classe
Et moi je suis timide comme un enfant mort-né.
Oh, timide ! Oh, mort-né !
Dans x temps il se peut que les lamelles de mes semelles
Se déconnectent et que tu les prennes sur la gueule...
Je t'aime, je t'aime... Et je t'offre ma vie et je t'offre mon corps,
Mon casier judiciaire et mon béribéri, je t'aime !

Ce matin les enfants ont cassé leurs vélos avant de se jeter
Sous les tramways No1, No4, No10, No12, No30, No51, No62
No80, No82, No90, No95, No101, No106 et 1095 (qui gagne
Un lavabo en porcelaine)... En sautant de mon lit,
J'ai compté les morceaux... C'est alors que j'ai vu le regard
Inhumain de ton amant maudit qui me lorgnait comme une
Bête à travers les pales du ventilateur tout en faisant l'amour
Dans une baignoire remplie de choucroute garnie...

Tu as la splendeur d'un enterrement de première classe
Et moi je suis timide comme un enfant mort-né.
Oh, timide ! Oh, mort-né !
Dans x temps il se peut que les lamelles de mes semelles
Se déconnectent et que tu les prennes sur la gueule...
Je t'aime, je t'aime... Et je t'offre ma vie et je t'offre mon corps,
Mon casier judiciaire et mon béribéri, je t'aime !

Hubert-Félix Thiéfaine, La Vierge au Dodge

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13/03/2007

 

Je me sens bien dans ma tête, bien dans mon corps, il fait beau, je souris bêtement.

Aaaaahhhh ! Et dire que je ne pensais pas que cela pourrait arriver un jour . Comme quoi… Il ne faut jamais désespérer.

Ca me semble toujours étrange d’éprouver cette joie mais maintenant, cette sensation se teinte de douceur et je culpabilise de moins en moins. Se culpabiliser d’être heureux… c’est un comble, non ? C’est que je n’ai pas vraiment l’habitude du bonheur et que c’est peut-être aussi bien comme ça car je profite vraiment de ce que je vis. Ca fait toute la différence dans le ciel de mes pensées.

 

Je regrette simplement que me savoir heureuse ne fasse pas plaisir à tout le monde, qu’une fois de plus, la parano de certains êtres me prête des intentions, des gestes qui n’ont jamais existés. Mais pourquoi faut-il donc toujours être jugé alors que nous essayons simplement d’être ce que nous sommes, d’être en accord avec nous-mêmes ? Ces êtres qui cataloguent sous le voile de leurs frustrations et qui reprochent le mal que l’on peut faire  se rendent-ils compte de leur nocivité à l’égard des autres avec leurs imaginations malingres et leurs peurs non affrontées et vaincues ?

Il est plus simple de jeter la pierre que de se remettre en question. Il est plus simple de suivre le courant que de le remonter. Je suis une femme mais j’ai probablement plus de couilles que certains mecs quand il s’agit d’assumer ses choix et ses responsabilités. Je ne joue pas à être ce je ne suis pas. Quand je décline une invitation parce que je suis malade c’est que je suis réellement malade. Tant pis pour ceux qui ne le comprennent pas. C’est leur problème.

Je suis heureuse, là, maintenant, tout de suite. C’est MA réalité. C’est très bien comme ça et je n'ai pas à me justifier.

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09/03/2007

Pas que le vendredi mais bon :-)

robert81_009

 

I don't care if Monday's blue
Tuesday's grey and Wednesday too
Thursday I don't care about you
It's Friday, I'm in love

Monday you can fall apart
Tuesday, Wednesday break my heart
Oh, Thursday doesn't even start
It's Friday I'm in love

Saturday, wait
And Sunday always comes too late
But Friday, never hesitate...

I don't care if Mondays black
Tuesday, Wednesday - heart attack
Thursday, never looking back
It's Friday, I'm in love

Monday, you can hold your head
Tuesday, Wednesday stay in bed
Or Thursday - watch the walls instead
It's Friday, I'm in love

Saturday, wait
And Sunday always comes too late
But Friday, never hesitate...

Dressed up to the eyes
It's a wonderful surprise
To see your shoes and your spirits rise
Throwing out your frown
And just smiling at the sound
And as sleek as a shriek
Spinning round and round
Always take a big bite
It's such a gorgeous sight
To see you eat in the middle of the night
You can never get enough
Enough of this stuff
It's Friday, I'm in love

I don't care if Monday's blue
Tuesday's grey and Wednesday too
Thursday I don't care about you
It's Friday, I'm in love

Monday you can fall apart
Tuesday, Wednesday break my heart
Thursday doesn't even start
It's Friday I'm in love

The Cure, Friday I'm in love

 

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07/03/2007

 

gangw2

Certes, Johnny Thunders n'était pas un enfant de coeur. A vrai dire, je m'en moque complètement. J'aime sa voix imprécise, tantôt fragile tantôt tellement habitée. J'aime ses textes et son énergie. J'aime son sourire à l'époque des New York Dolls.

 

Dans Dark Stuff. L'Envers du rock, de Nick Kent,  le nom de Johnny Thunders est plusieurs fois associé à l'onomathopée « Bleurps » en raison des ses dégueulades face aux journalistes.

C'est malin... Ce matin, j'ai écouté So Alone et, en prenant le CD en main, la première chose qui me soit venue à l'esprit fut ce "Bleurps". Pitié, pas ça ! J'aime Johnny Thunders, merde !

Je vais avoir peur de lire le chapitre consacré à Iggy... Si c'est pour avoir en tête à chaque fois que je pense à lui l'expression chère aux Stooges qu'était "O-mind" , ce n'est pas grave, mais voilà, je redoute un peu le pire ;-)

Je suis incurable !

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