11/10/2007

A Desmond Egan

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D'abord, il y eut la rencontre avec l'être l'humain. Bien avant de lire ses textes, c'est son sourire et sa voix que j'ai connus. Un timbre qui chante l'Irlande et insuffle un peu de la beauté de ce pays dans votre être. J'aime Desmond Egan, personnage haut en couleur qui n'a pas peur de se lever en pleine assemblée, de se donner en spectacle, un verre de Chimay à la main. J'aime toute la générosité, la bienveillance, la fidélité de ce poète à ce(ux) qu'il aime. J'aime la simplicité de ce grand homme qui parvient à accorder une attention infinie à ceux qui l'entoure.

Pour le cadeau de le connaître et d'être appréciée de lui, moi, la petite Frédérique, je dis merci à la vie !


 

Juste quelques pas hors du chemin

Tout juste

A l’ombre des arbres

Susurrant la paix

 

Rompre le pain des mots

En compagnie d’un inconnu de passage

Tout juste

Nous quatre autour d’un berceau

Et le bébé doigts endormis

 

Juste rejoindre l’harmonie

Les terres les hauteurs bleues de chaque jour

Les flaques de lumière et

 

Peut-être entendrez-vous d’un faisan

L’écho à travers bois

Ou bien serait-ce le vol hésitant d’un pluvier

A l’heure où le soir s’affaire d’un corbeau

Au-dessus de la haie

Tout juste

Ça et là une entrée

D’une maison la fenêtre éclairée

Des vies fleurant le feu de bois

 

Tout juste

 

Mais c’est mon Dieu

Plus que n’en peuvent porter les humains

Ce monde enchevêtré toujours sur sa propre

Couronne d’épines

 

 

C’en est trop des regards affamés

C’est est trop des enfants déjà vieux

Déféquant parmi les mouches

C’en est trop des peurs accumulées

C’en est trop des prisons pour chiens c’en est trop des généraux

C’en est trop d’être torturé par l’impotent

Ses hurlements dans l’air que l’on respire

 

C’en est trop des rêves empêtrés dans les embrouilles financières

C’en est trop de l’égoïsme engraissé

C’en est trop des indigents dormant dans nos rues

C’en est trop des bidonvilles aux marges de la vie

 

C’en est trop de nous-mêmes incapables de désir

Attachés à nourrir en chaque chose l’habitude

Jusqu’à ce que pantomimes du moi les militaires

Renvoient notre visage en guerre

 

Trop rare la paix

16:33 Écrit par Fr dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Un petit passage par ici où il fait bon se promener...
A bientôt

Écrit par : risaloca | 12/10/2007

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