24/10/2007

 

Ce matin, la place du Luxembourg était emplie d’êtres marchant tous en cadence. Le ciel était blanc et je me rappelle avoir été impressionnée par ce que j’entendais : des pas sur les pavés. Ce ne sont pas les moteurs des voitures ni les rires où des bribes de conversations qui emplissaient l’espace, c’était le son des pas. Impressionnant. Je me suis arrêtée quelques secondes et j’ai observé la scène. Un flux quasi régulier de personnes avançait, aimantées par leur lieu de travail. Du gris, du noir, quasiment aucun sourire et la plupart des regards rivés sur le trottoir. Mais quelle tristesse !

Je me suis remise en marche, à contre sens de cette marrée humaine. Je ne me dirigeais pas vers le bureau. Non, je me faisais un cadeau, aller chez mon analyste. Certains vont chez le coiffeur, d’autres au cinéma. Moi, je m’offre une séance hebdomadaire d'analyse. A chacun son truc.

Une heure plus tard, j’étais de retour sur la même place. Les klaxons avaient repris leur droit et, à part le ballet des taxis, il n’y avait plus beaucoup de mouvement. Le ciel était devenu gris.

Je suis aussi vêtue de noir et j’écris ces mots du bureau où je suis enfermée depuis la fin de ma séance d’analyse.
Quand je quitterai cet endroit, le soir sera déjà tombé.

Demain, je ne devrai pas passer par la Place du Luxembourg.
J’aurai une fois de plus l’illusion de ne pas faire partie du troupeau.

17:24 Écrit par Fr dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.