08/04/2008

 

Le Chapitre "Je suis un soir d'été" se referme.

"Bouche Dégoût" ouvre une nouvelle ère....

Merci de m'avoir lue pendant toutes ces années :-)

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03/12/2007

Léon-Paul Fargue - Accoudé

"Oui mon âme, tout cela que tu vois, c'est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c'est la vie. Restons nous deux, cent ans et plus, restons les bras sur la balustrade, le corps appuyé au bastingage, la prudence bien affûtée, restons et résignons-nous. Ne descendons pas dans cette mélopée, ne nous confondons pas à ce bruit d'âmes fausses, de coeurs mangés aux vers, d'esprits vénéneux. Oui, restons ensemble, toi au milieu de moi et moi autour de toi, toi souffrant et moi luttant. Fermons parfois les yeux, essayons de mettre entre la rue et nous, entre les autres et nous, des océans de lyrisme muet, des remparts bourrelés de coton hydrophile. Revenons à pas lents vers les souvenirs de l'école buissonnière, chuchotons tous deux à pas de loup des images glanées dans la lente adolescence. Mon âme, on nous a roulés dans la poussière des faux serments, on nous a promis non pas seulement des récompenses auxquelles nous ne tenions pas, mais des gentillesses, des "myosotis d'amour". On nous a laissé croire qu'on souriait, qu'on nous aimait, que les mains qui se glissaient dans nos mains étaient propres et sans épines. O glissade des déceptions et des tortures! Il n'y eut jamais pour nous ni justes effusions ni paumes sincères. On voulut même nous séparer, et te briser au fond de moi, mon âme, comme un élixir dans une coquille.
J'ai vu mentir les bouches que j'aimais ; j'ai vu se fermer, pareils à des ponts-levis, les coeurs où logeait ma confiance ; j'ai surpris des mains dans mes poches, des regards dans ma vie intérieure ; j'ai perçu des chuchotements sur des lèvres qui ne m'avaient habitué qu'aux cris de l'affection. On a formé les faisceaux derrière mon dos, on m'a déclaré la guerre, on m'a volé jusqu'à des sourires, des poignées de main, des promesses. Rien, on ne nous a rien laissé, mon âme. Nous n'avons plus que la rue sous les yeux et le cimetierre sous les pieds. Nous savons qu'on plaisante notre hymen désespéré. Nous entendons qu'on arrive avec des faux de sang et de fiel pour nous couper sous les pieds la dernière herbe afin de nous mieux montrer le sentier de la fosse.
Mais nous serons forts, mon âme. Je serai le boulon et toi l'écrou, et nous pourrons, mille et mille ans encore, nous approcher des vagues ; nous pourrons nous accouder à cette fenêtre de détresse. Et puis, dans le murmure de notre attente, un soir pathétique, quelque créature viendra. Nous la reconnaîtrons à sa pureté clandestine, nous la devinerons à sa fraîcheur de paroles. Elle viendra fermer nos yeux, croiser nos bras sur notre poitrine. Elle dira que notre amour, tout cet amour qu'on n'a pas vu, tout cet amour qu'on a piétiné, qu'on a meurtri, oui, que notre amour n'est plus que notre éternité.
Alors, mon âme, tandis que je serai allongé et déjà bruissant, tu iras t'accouder à la fenêtre, tu mettras tes beaux habits de sentinelle, et tu crieras, tu crieras de toutes tes forces.

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29/11/2007

 

Les bois sont tempérés

écorce_bis

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27/11/2007

 

Où que vous soyez, dans nos coeurs ou bien dans les étoiles, Joyeux 65ème printemps, Mister Hendrix !

jimi39

(Et moi, je me souhaite joyeuse deuxième année de renaissance. Houba Houba !)

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12/11/2007

Voyage autour de mon salon ;-)

astro

 

 

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06/11/2007

Nino Ferrer - Homlet

La philosophie de l'être et le hasard de naître
Et de n'être pas né sont les paramètres
A mettre dans les tachymètres de la société

Être ou ne pas être
Reste le problème en titre de l'humanité.
Comme disait "Hamletre" héros de "Shakespeatre"
Un soir en buvant son thé
Être ou ne pas être
Telle est toujours la question
Et y a toujours jamais person
Qui y répond !
Paître ou ne pas paître
Comme disait la vache à laitre
Empêtrée dans un trépied
Traître ou ne pas pître
Ainsi pensait l'arbitre qui se sentait
Piètre et laid

Mettre ou ne pas mettre
La pièce dans le parcmètre,
Le monde en sera-t-il changé ?
Comment faire pour être ?
Avoir été, peut-être
Avoir le beurre, l'argent du beurre
Et le beurrier.
Être ou ne pas être
Telle est toujours la question
Et y a toujours jamais person
Qui y répond !

Polonius :
Je l'entends venir, Monseigneur, retirons-nous
Hamlet :
Être ou ne pas être,
Telle est la question.
Est-il plus noble à l'âme
D'endurer les outrages
De la fortune que de prendre les armes
Contre un océan de souffrance,
Le combattre et l'achever
Mourir : dormir, rien de plus
Par le sommeil en nous s'achèvent les tourments
Les mille atteintes à la chair portées
Toute l'âme aspire à telle consomption
Mourir, dormir, dormir, rêver peut-être

Ophélia :
Mon doux Seigneur, en quelle manière,
Tout ce temps s'est-il vu passer ?
Hamlet :
Humblement, je vous remercie bien, bien, bien
Ophélia :
Monseigneur, je possède un souvenir de vous depuis longtemps,
Je désirais vous le rendre. Je vous prie de le recevoir à présent
Hamlet :
Un souvenir de moi ?
Non, je ne me souviens pas, je ne vous ai jamais rien donné
Ophélia :
Mon honoré Seigneur, vous savez bien que si
Un souvenir assemblé par le souffle de mots si doux,
Qu'il demeure aujourd'hui riche de présents.
Ces mots, reprenez-les, leurs parfums
Sont perdus car pour une âme noble,
Les richesses ne sont qu'une misère
Quand les offre un cœur indifférent
Tenez Seigneur

Choeurs :
Il y a quelque chose de pourri
Dans le royaume d'aujourd'hui

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05/11/2007

Recréation

Pomme de pin

Avec les jours qui raccourcissent et la grisaille ambiante, il me prend parfois l’envie de me comporter comme un chat, de rester bien au chaud chez moi et d’attendre tranquillement que la lumière revienne. L’autre jour, je pensais à nos amis félins et à leur façon d’explorer le monde. Sans cesse, ils redécouvrent des lieux déjà visités des centaines de fois. Le monde est un terrain de jeux et de surprises, un endroit où la moindre ombre suffit à modifier l’espace dans lequel ils évoluent.

Je pensais à ça et l’idée m’est venue de redécouvrir, moi aussi, le lieu dans lequel j’habite. Appareil photo à la main, je me suis assise sur le sol et j’ai regardé tous les meubles, livres et objets si familiers. Et bien, en s’asseyant et en changeant son angle de vue, on voit des choses qui échappent à la vision en d’autres temps. Je prends à témoin cette pomme de pin qui figure sur la photo. Cela peut paraître banal au premier abord. Et puis, en la tournant dans tous les sens, en observant les jeux d’ombre et de lumière, elle commence à se transformer, à prendre une dimension insoupçonnée.

J’ai joué à ce jeu pendant des heures et à chaque fois, j’ai été surprise du résultat.

 

Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de redécouvrir votre lieu de vie de cette façon. Je vous invite à le faire de toute urgence. Vous risquez bien de vous amuser et d’être étonné. Que demander de plus ?

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